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PARCOURS VITA : LE PREMIER MINISTRE ORDONNE LE TRANSFERT GLOBAL DES PARCOURS AUX COMMUNAUTÉS URBAINES

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Par une correspondance officielle datée du 10 juin 2026, le Secrétaire général des Services du Premier ministre, Séraphin Magloire Fouda, a répercuté les hautes instructions du Chef du Gouvernement prescrivant le transfert effectif de la gestion des Parcours Vita aux exécutifs municipaux. Cette directive nationale marque un tournant historique et stratégique dans le processus de décentralisation au Cameroun, en confiant formellement la responsabilité de ces complexes de sport-santé aux cinq Communautés urbaines qui les abritent sur le territoire national.

 

Loin d’être une simple décision administrative de routine, cette mesure forte du Premier Ministère vient clarifier de manière définitive le cadre juridique global de ces infrastructures. En invitant  le Ministre des Sports et de l’Éducation Physique (MINSEP) à se rapprocher des chefs des exécutifs municipaux concernés, le gouvernement entend consacrer pleinement l’autonomie des collectivités territoriales décentralisées, conformément aux ambitions de la loi portant Code général des collectivités territoriales décentralisées.

Le cas d’école de Douala : la reconnaissance d’un engagement citoyen et financier majeur

Pour la ville de Douala, cette clarification gouvernementale vient formaliser une réalité de terrain où la municipalité jouait déjà un rôle prépondérant. La Communauté Urbaine de Douala (CUD) s’est toujours positionnée comme le premier soutien de cette infrastructure en subventionnant le Parcours Vita chaque année à concurrence de plusieurs dizaines de millions de francs CFA pour assurer son fonctionnement et son accessibilité.
Au-delà de ce soutien financier massif, la CUD a su faire de ce site un pôle d’attraction majeur en y organisant de nombreuses manifestations d’envergure. Le Parcours Vita a notamment servi de cadre au festival « Douala Fiesta Pô La Bwam » ,un événement culturel et populaire mémorable qui a connu un immense succès, démontrant la capacité de la municipalité à animer et à sublimer cet espace public au profit des populations. Le communiqué du 10 juin 2026 apporte ainsi une réponse structurelle logique, en rappelant que la légitimité de la gestion de proximité revient de droit aux Communautés urbaines.

L’écho du terrain : les fortes attentes des usagers
Sur le site de Makèpè, cette annonce suscite déjà de grands espoirs et ravive les exigences des usagers quotidiens, qui attendent un second souffle pour cet espace. Croisé sur les pistes, Monsieur N. Jean Baptiste,un habitué des lieux venu pour sa séance de sport, ne cache pas ses attentes vis-à-vis du nouvel exécutif gestionnaire :
« Cette décision est une bonne chose, cela permettra nous l’espérons que le super maire va embellir le parcours qui semble être à l’abandon depuis tellement tout à l’air vétuste ici. En premier, il doit sécuriser le parcours pour les pratiquants, car il y a trop d’insécurité ici. »

Ce témoignage poignant met en lumière l’immense chantier qui attend désormais la municipalité pour redonner au site toute sa superbe et rassurer les populations.

Un encadrement technique strict pour une gouvernance locale performante
Toutefois, ce transfert de compétences ne signifie pas un désengagement total de l’État. La correspondance des Services du Premier ministre prend soin de préciser que cette transition s’opère sous l’œil vigilant du MINSEP, qui conserve ses prérogatives de régulateur en chef. Le ministère a désormais pour mission d’assurer le suivi, le contrôle et l’évaluation rigoureuse de l’exercice de ces compétences transférées. Les municipalités devront se conformer scrupuleusement aux dispositions de l’arrêté n° 001/A/MINSEP du 09 avril 2012, qui fixe le cahier des charges et les modalités techniques d’exercice des compétences sportives transférées par l’État.
Pour la Communauté Urbaine de Douala, ce texte officiel agit comme un puissant accélérateur de projets. Cette rétrocession historique donne désormais les coudées franches au Maire de la ville, le Dr Roger Mbassa Ndine ,pour déployer pleinement ses ambitions de modernisation urbaine. Disposant d’une sécurité juridique totale et d’une autonomie d’action renforcée, l’exécutif municipal va pouvoir transformer et moderniser davantage le Parcours Vita. L’objectif est de hisser ce complexe sport-santé à un niveau d’excellence digne de Douala, métropole rayonnante et véritable poumon économique du Cameroun, en offrant aux populations des infrastructures sécurisées, modernes et parfaitement adaptées aux exigences de la santé publique.

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