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MOBILITÉ URBAINE À DOUALA

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La mairie accélère la professionnalisation du secteur des mototaxis.

Sous l’impulsion du Dr Roger Mbassa Ndinè, la Communauté Urbaine de Douala (CUD) transforme radicalement le secteur des transports par deux-roues. A travers une réforme profonde, la capitale économique se dote d’un système de transport plus sûr , identifié et professionnel.

L’urgence d’un assainissement

Longtemps considérés comme des « seigneurs de la route » s’affranchissant du code de la route et des feux de signalisation, les conducteurs de motos-taxis sont au cœur d’une réforme nécessaire.
Dans une ville où les taxis sont souvent vétustes et les transports collectifs insuffisants, le secteur est devenu essentiel.
Toutefois, il est aussi resté le terreau de l’insécurité routière et de la criminalité urbaine.
Le Dr Roger Njitchoua : L’architecte de la plateforme numérique
La structuration numérique de ce vaste chantier est menée de main de maître par le Dr Roger Njitchoua, deuxième adjoint au maire de la ville.
En sa qualité de responsable du projet, il déploie une stratégie basée sur la traçabilité et la légalité.
Le bilan qu’il présente aujourd’hui est celui d’une mutation réussie du secteur informel vers le numérique.
« Quand nous arrivions à la tête de l’exécutif municipal, c’était un secteur qui était informel », rappelle-t-il.
Plus de 30 000 conducteurs ont déjà été formés aux bonnes pratiques de conduite.
26 938 d’entre eux sont désormais titulaires d’un permis de conduire de catégorie A.
Le Dr Njitchoua souligne que cette montée en compétence réduit déjà le nombre d’accidents en ville.
« Aujourd’hui, les mototaxis sont mieux formés et peuvent donc rendre un service plus sécurisé parce qu’ils maîtrisent bien le code de la route », se réjouit-il.
Un déploiement soutenu par le dialogue de terrain

Cette architecture technique s’appuie sur une présence constante au cœur des quartiers.
Pour garantir l’adhésion des acteurs, un travail de médiation essentiel est mené auprès des bases.
C’est dans ce cadre que Mme Arlette Alemoka directrice de la police municipale intervient subtilement pour fluidifier les rapports avec les usagers du secteur.
Elle assure un dialogue permanent avec les chefs de camps, maillons essentiels de l’organisation locale.
Son action d’éducation et de sensibilisation s’étend également aux organisations syndicales.
Cette approche de proximité permet de lever les malentendus et d’encourager les mototaximen à intégrer le fichier numérique.
Le Dr Roger Njitchoua a tenu à lever toute équivoque sur le financement du projet.
« Aucun chasuble délivré par la mairie de ville n’est vendu, tout est gratuit, aucun chasuble de la ville n’est payant », a martelé le Dr Roger Njitchoua.
Plus de 20 000 chasubles dotés de QR codes ont déjà été distribués.
L’objectif affiché par la mairie n’est pas fiscal, mais strictement sécuritaire et social.
Malgré quelques poches de résistance, l’exécutif municipal privilégie pour l’instant la pédagogie à la répression.
« Quelque soit le cas, nous savions que pour assainir ce secteur cela devait prendre du temps, cela ne devrait pas se faire par un coup de baguette magique », admet-il avec réalisme.
Cependant, la fermeté reste de mise pour l’avenir : « Nous préférerions la sensibilisation, mais après un moment ils doivent savoir que force doit revenir à la loi».
L’ambition finale demeure de garantir une route apaisée et sécurisée à tous les habitants de Douala.

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