
Le risque de partition plane sous le ciel de Bonateki. Vue la gravité du sujet, les chefs traditionnels des villages Sawa du Wouri Sous la conduite de son président SM Gabriel Eteki Ebokolo se sont déployés en nombre ce 1er juin à la chefferie de ce village du canton Déido pour s’enquérir de la situation et marquer leur solidarité à Sa Majesté Ekabouma .
Chefferie de Bonateki ce 2 juin 2026 : le temps est sombre ;au propre comme au figuré. Tout de noir vêtus (en signe de deuil), les natifs de Bonatéki présents sur les lieux sont tristes. Quant aux membres de l’Association des chefs des villages Sawa du Wouri que préside Sa Majesté Eteki Ebokolo Gabriel, chef de 3e degré du village Bonamoussadi, ils ont la mine grave. Et pour cause : un des leurs, Sa Majesté Ekabouma, est en difficulté.
Une part du village Bonatéki qui est sous son autorité fait eneffet l’objet d’une tentative de partition. C’est du moins ce qui ressort de la concertation entre Ekabouma et ses collègues. Selon un récent communiqué du sous-préfet de Douala premier, les populations ont d’ailleurs été conviées à prendre part aux consultations d’usage en vue de la désignation des chefs de de troisième degré des villages Bonalembe et du quartier Grand-Moulin qui font partie jusque-là de Bonateki
« Il s’agit, explique Sa Majesté Ness Ndambwe du village Sodiko, de vouloir opérer la partition de l’un de nos villages, d’en extraire une partie de l’autorité du chef traditionnel, ce que nous ne comprenons pas et n‘acceptons pas ».
« Nous ne comprenons pas et n‘acceptons pas »
Pour sa Majesté Eteki, le sujet est préoccupant. Il l’est d’autant plus qu’il faut chercher à comprendre car aujourd’hui c’est Bonatéki qui est touché, demain cela peut être un autre village, a-t-il déclaré à la presse. En allant à la rencontre de SM Ekabouma , les chefs sawa ont voulu marquer leur solidarité à son l’endroit, afin qu’il ne se sente pas seul. En même temps, ils ont décidé de prendre langue avec l’administration pour comprendre et stopper, par la suite,certains agissements qui visent à « ridiculiser la chefferie traditionnelle ».
Sa Majesté Ness Ndambwe a bon espoir que la raison va prévaloir, que la chefferie de Bonatéki va être rétablie pleinement dans toutes ses prérogatives, que l’administration comprendra. Mais cet espoir ne risque-t-il pas d’être contrarié par la réalité ? Au regard du communiqué sus-cité, le sous-préfet semble être du côté de la partition. Il en est déjà au niveau des « consultations d’usage» Va-t-il reculer ? En 2004, une tentative du genre avait été initiée par des « sécessionniste » mais a été très vite stoppée par le préfet d’alors, Ndongo Ndongo.
Réagissant au message porté du sous-préfet annonçant pour le 5 juin la désignation du chef du village Grand moulin, le Ngondo (Assemblée traditionnelle du peuple sawa), dans un communiqué datant de ce 1er juin dénonce avec la dernière énergie et « condamne avec la plus grande fermeté cette initiative, à la fois inqualifiable et inacceptable de l’autorité administrative locale ».Les chefs sawa sont à l’image de leur peuples, des hommes de paix et de dialogue mais il y a un très grand homme de paix, Mahamat Ghandi, qui disait : s’il faut choisir entre le déshonneur et la guerre, l’homme de paix qu’il est choisirait la guerre », cité par Sa Majesté Ness Ndambwe.









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