
La 3ᵉ édition du Salon de la nutrition s’est ouverte ce vendredi 16 octobre 2026 à l’hôpital Laquintinie de Douala, en prélude à la 46ᵉ Journée mondiale de l’alimentation. Présidée par Nicoline Ebune, représentante du gouverneur de la région du Littoral, cette rencontre se tient jusqu’au 18 octobre autour du thème « De la petite fille à la femme active : l’alimentation au cœur de la santé hormonale ». À travers cette initiative, les professionnels de santé entendent sensibiliser les populations à l’importance d’une alimentation équilibrée dans la prévention des maladies et la préservation de la santé féminine.
L’alimentation s’impose comme un facteur déterminant dans la prévention de nombreuses maladies et le maintien d’une bonne santé. C’est dans cette perspective que l’hôpital Laquintinie de Douala accueille, du 16 au 18 octobre 2026, la troisième édition du Salon de la nutrition. Organisé en prélude à la Journée mondiale de l’alimentation, célébrée chaque année le 16 octobre, cet événement vise à promouvoir de meilleures habitudes alimentaires auprès des populations.
La cérémonie d’ouverture a été présidée par Nicoline Ebune, cheffe de la Division du développement régional des services du gouverneur, représentant le gouverneur de la région du Littoral. Elle était accompagnée de Charles Yopndoi, délégué régional de la Santé publique pour le Littoral, et du Dr Marie Solange Ndom Ebonguè, cardiologue et directrice de l’hôpital Laquintinie de Douala. La coupure du ruban symbolique, la visite des stands et la photo de famille ont marqué cette cérémonie inaugurale.
Prenant la parole à cette occasion, le Dr Marie Solange Ndom Ebonguè a insisté sur les conséquences d’une mauvaise alimentation sur la santé. Selon elle, les habitudes alimentaires inadaptées peuvent favoriser l’apparition de plusieurs maladies chroniques, notamment les maladies cardiovasculaires, le diabète et certaines affections touchant les reins et le foie. « Ce qu’il faut savoir, c’est que l’OMS recense une mort sur cinq attribuée à la mauvaise alimentation. La mauvaise alimentation a des conséquences sur tous les organes, d’abord les maladies cardiovasculaires, qui sont les premières causes de mortalité, mais également sur les reins, le foie et le diabète. D’où l’intérêt de ce Salon de la nutrition pour réapprendre à bien manger », a déclaré la directrice de l’hôpital Laquintinie.
Pour la cardiologue, adopter une alimentation équilibrée ne relève pas uniquement des moyens financiers, mais également des choix quotidiens. Il est essentiel de savoir quels aliments consommer, à quel moment et en quelles quantités, afin de préserver son organisme. Elle rappelle par ailleurs que la prévention constitue un moyen important de lutte contre les maladies chroniques, dont les facteurs de risque comprennent également la consommation d’alcool et de tabac ainsi que le manque d’activité physique. « La prévention est la première arme, parce que 80 % des maladies chroniques sont liées à la mauvaise alimentation, à l’alcool, au tabac et au manque d’activité physique. Vous voyez que chacun est déjà détenteur de sa propre santé, d’où le concept : “La santé pour tous et la santé par tous” », a-t-elle souligné.
De son côté, Nathalie Kamdem, nutritionniste, a attiré l’attention sur la place de l’alimentation dans la santé hormonale de la femme. Elle estime que la nutrition féminine ne doit pas être systématiquement associée aux régimes amaigrissants, mais plutôt considérée comme un élément essentiel du bien-être général. « Quand on parle de nutrition chez la femme, on a toujours l’impression qu’on parle de régime. Il est important de savoir que l’alimentation est le carburant du corps et que savoir bien s’alimenter va avoir une incidence sur la santé hormonale », a-t-elle expliqué.
À travers les échanges et les activités organisés durant ces trois jours, le Salon de la nutrition offre ainsi un cadre de sensibilisation et d’information sur les bonnes pratiques alimentaires. Les participants sont invités à s’intéresser davantage à la qualité de leur alimentation et à adopter des comportements favorables à leur santé.
Avec cette troisième édition, l’hôpital Laquintinie de Douala entend renforcer la prévention et encourager une meilleure compréhension des enjeux nutritionnels, particulièrement chez les femmes. Une démarche qui rappelle que l’éducation alimentaire demeure un levier essentiel pour préserver la santé individuelle et collective.
Georges potain










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