Dans la nuit du 11 au 12 juillet 2026, aux environs de 3 heures du matin, le chenal du Port autonome de Douala-Bonabéri a été le théâtre d’un impressionnant accident maritime. Une violente collision est survenue entre le MV SEA HONOR, qui s’apprêtait à prendre le large, et le MV BLACK RHINO, alors en phase d’entrée. Le choc a provoqué le naufrage de l’un des navires et la chute de près de 150 conteneurs dans les eaux portuaires. Par chance, aucun drame humain n’est à déplorer, l’ensemble des équipages ayant pu être secouru sain et sauf.
Mobilisation d’urgence et reprise du trafic.
Face à l’urgence de la situation, les équipes techniques du Port autonome de Douala (PAD) ont immédiatement déployé d’importants moyens nautiques pour sécuriser la zone et porter assistance aux navires. L’enjeu était de taille : libérer au plus vite ce corridor vital pour l’économie nationale. Après plusieurs heures d’efforts intenses, le chenal a pu être dégagé, permettant une reprise progressive et sécurisée des opérations portuaires. Selon les premiers éléments de l’enquête en cours, une perte de contrôle de la barre du MV BLACK RHINO serait à l’origine de cette dramatique perte de trajectoire.
L’heure du bilan logistique et écologique
Si le trafic a repris, les conséquences à moyen terme de cet incident préoccupent grandement les acteurs économiques de la sous-région. Avec 150 conteneurs désormais engloutis, les opérations de repêchage s’annoncent particulièrement complexes et risquent de perturber la chaîne logistique du principal poumon économique du Cameroun. Au-delà des retards de livraison redoutés pour les marchandises en transit, la menace d’une pollution locale reste sous haute surveillance. Cet accident vient rappeler avec force la nécessité absolue de maintenir des standards de sécurité de navigation extrêmement rigoureux au sein de ce carrefour maritime hautement stratégique pour l’Afrique centrale.










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