Le cri d’alarme du patronat face à la paralysie économique.
Face à l’inertie administrative qui grippe l’économie camerounaise, le président du GECAM, Célestin Tawamba, exhorte le gouvernement à rompre avec l’attentisme. Lors de la dernière Assemblée générale du patronat, il a plaidé pour une accélération des réformes et des prises de décision, conditions sine qua non pour restaurer la confiance des investisseurs et libérer la croissance.
Un constat alarmant : Une économie freinée par l’indécision
Le diagnostic posé par le Groupement des Entreprises du Cameroun (GECAM) est sans appel : la machine économique nationale est paralysée par un ralentissement global des prises de décision. Célestin Tawamba dénonce un environnement délétère où le gel des projets structurants devient la norme, faute d’arbitrages rendus à temps.
Ce blocage systémique est accentué par une frilosité administrative exacerbée, où les institutions publiques préfèrent le confort de l’immobilisme et du principe de précaution à la prise de risques et à l’initiative. Conséquence directe pour les opérateurs économiques : ils doivent composer avec un véritable flou managérial qui les prive de toute visibilité et de repères clairs pour piloter leurs activités.
L’impact sur le secteur privé : Confiance et croissance en sursis
Pour le patronat, cette posture passive des pouvoirs publics a un coût économique direct et destructeur.
« L’économie ne prospère jamais durablement dans l’attente », a martelé Célestin Tawamba.
Le manque de perspectives claires effrite progressivement la confiance des bailleurs de fonds et plombe le moral des entrepreneurs locaux. L’investissement privé, l’audace commerciale et l’innovation — véritables moteurs de la richesse nationale — exigent un cap politique fermement défini et assumé, loin des incertitudes actuelles.
L’appel du GECAM : Choisir le risque de l’action plutôt que le coût de l’inertie
Le message du GECAM est clair : l’immobilisme est désormais plus préjudiciable que l’erreur de parcours. Le coût de la non-décision handicape lourdement la compétitivité du Cameroun.
En phase avec les ambitions affichées au plus haut sommet de l’État, le secteur privé exige maintenant des actes concrets. Le GECAM réclame l’instauration d’un cadre des affaires prévisible, transparent et dynamique, capable de stimuler durablement l’investissement et de soutenir la croissance économique du pays.










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